Ce weekend, Yolan Sylvestre aurait dû être un élément incontournable de l’équipe pour cette première manche de Coupe de France dédiée aux routiers-sprinteurs. Malheureusement, c’est de chez lui, à Nice, que le jeune Martiniquais va supporter ses collègues. La faute à une vilaine blessure contractée en début d’année. Yolan revient sur ces derniers mois difficiles.

Bonjour Yolan, peux-tu nous faire un petit résumé de ta blessure ?

Mi-janvier, je suis tombé malade, j’ai eu une belle grippe. J’ai pris un peu de retard dans ma préparation alors j’ai profité du stage avec l’équipe en Espagne pour avaler les kilomètres. J’ai commencé à ressentir une petite gêne au genou à ce moment-là, mais malgré ce signal, j’ai insisté afin d’être prêt pour les premières courses. Lors d’une longue sortie début février, j’ai continué à forcer en ignorant la douleur et mon genou s’est totalement bloqué. J’ai dû finir en pédalant à une jambe ! À la suite de ça, j’ai coupé deux semaines sur les conseils de mon médecin. Nous n’avons pas constaté d’évolution et la douleur était toujours présente même au quotidien. Après les séances de kiné, les ondes de choc, l’ostéopathie,… J’ai effectué une première échographie où l’on m’a décelé une fissure du tendon. Sans réels progrès, j’ai refait deux échographies où, cette fois-ci, les médecins ne trouvaient plus rien… C’était très dur psychologiquement car je n’avais pas de diagnostic. Les différents médecins se contredisaient. Je n’ai pas eu plus de succès avec les médecines alternatives. Finalement, on a décidé de faire une IRM et les spécialistes ont découvert un oedeme avec tendinopathie patellaire. C’est un oedeme sous la pointe de la rotule. La solution pour guérir est de passer par des infiltrations. J’ai d’ailleurs fait ma première infiltration ce midi (jeudi 30 mars).

Finalement, quelles ont été les causes de cette blessure ?

Je pense que c’est une accumulation d’erreurs : le surentraînement, le changement de vélo et de mes cales. J’ai aussi fait l’erreur de rouler sur la douleur dans un souci de bien faire…

Comment te sens-tu aujourd’hui ?

J’ai passé des moments difficiles. Le plus dur, c’était l’incertitude, de ne pas avoir de diagnostic. Je passais mes journées à masser et apposer de la glace. Sur le coup ça me soulageait puis la douleur revenait. J’en ai profité également pour faire de la natation et renforcer le haut du corps. Maintenant, ça va mieux. J’ai de bons espoirs avec les infiltrations.  J’essaie de me dire que dans trois semaines la page sera tournée.

Tu as suivi les performances de tes collègues ?

Non, je ne regardais plus. Je ne pouvais pas, j’avais trop les boules. Je me suis contenté de regarder les résultats de mes potes.

Quelle date te fixes-tu pour un retour ?

Dans un mois et demi, deux mois. Je vais discuter avec Jean-Michel afin de trouver la meilleure course pour mon retour.